La Belgique apporte une assistance humanitaire d’urgence à plus de 25 000 personnes dans la région du Kasaï

 La relance agricole redonne la dignité à ses femmes et ses hommes qui ont tout perdu (Photo FAO/Junior D. Kannah)

4 octobre 2017 - Grâce à la contribution du Gouvernement du Royaume de Belgique d’un montant de 500 000 dollars au Fonds spécial pour les activités d’urgence et de réhabilitation (SFERA), la FAO appuiera 5 000 ménages, soit plus de 25 000 personnes dans la région du Kasaï. L’objectif de cette aide est d’améliorer l’accès à la nourriture et de protéger les moyens d’existence des déplacés et des familles d’accueil vivants dans les zones en crise alimentaire.

Depuis août 2016, le conflit dans la région du grand Kasaï a entrainé une crise humanitaire sans précédent. La violence des combats a entraîné notamment des déplacements massifs des populations civiles. Un grand nombre de villages et champs ont été incendiés occasionnant ainsi la perte des stocks de nourriture, de semences, d’outils aratoires et de bétail.

L’évaluation du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) de juin dernier, a enregistré une hausse de 30 pour cent du nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire. Dans la région du Kasaï, un million de personnes sont entrées en phase d’urgence de l’IPC, juste avant celle classifiée comme une situation de famine (phase 5 de l’IPC).

Selon la FAO, plus de 500 000 personnes, soit 12.5 pour cent de la population totale de la province du Kasaï, feront probablement face à des pénuries alimentaires. Parmi elles, plus de 120 000 enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition. Si aucune assistance n’est fournie, la perte des deux dernières saisons agricoles (A et B) et celle en cours plongera les provinces du Kasaï dans une grande insécurité alimentaire.

L’apport de la Belgique permettra de restaurer les moyens de production agricole de 25 000 personnes (5 000 ménages) déplacés, retournés ou familles hôtes. Près de 16 250 personnes recevront des outils aratoires (des houes, des bêches et des arrosoirs) et de semences maraîchères (des tomates, des aubergines, des amarantes, des aubergines et du gombo). L’intervention accordera une attention particulière aux femmes dont le rôle dans la lutte contre l’insécurité alimentaire est essentiel.

Parallèlement, 8 750 personnes des communautés d’accueil des déplacés seront dotées en semences vivrières (du maïs et du niébé) afin de constituer des stocks et diminuer la pression sur les faibles disponibilités alimentaires. En outre les capacités productives et organisationnelles des ménages seront renforcées dans le domaine agricole, par l’approche des Champs Ecoles Paysans (CEP).

L’aide de la Belgique contribuera à augmenter les capacités des ménages à produire leur propre nourriture et à rétablir leurs moyens d’existence le plus rapidement possible.