Rapport sur le trafic de ressources naturelles dans le financement des conflits en RDC

foretRDC

Ce rapport élaboré par le PNUE, la MONUSCO et l’OSESG, tire la sonnette d’alarme sur le rôle croissant du trafic de ressources naturelles dans le financement des conflits en République démocratique du Congo (RDC).

 

L’exploitation illégale de matières premières telles que l’or, le bois, le charbon de bois, les minéraux précieux, la faune et la flore, générerait chaque année environ 1,25 milliards de dollars, permettant à au moins 25 groupes armés  de prospérer et d’accroître l’instabilité de ce pays déjà fragile. Le rapport met toutefois en évidence le fait que la vaste majorité des profits de ce trafic illicite bénéficie aux groupes criminels, tandis que les groupes armés n’en perçoivent qu’une relativement petite partie. Un changement de la stratégie de stabilisation de la région, actuellement centrée sur les groupes armés, s’avère donc nécessaire.

 

Parmi les recommandations proposées pour lutter contre ces réseaux criminels, on peut citer le renforcement des capacités de la Police nationale congolaise et des organes judiciaires, l’intensification des contrôles aériens et frontaliers, une intégration mutuelle des stratégies et opérations civiles, policières et militaires, y compris au sein de la MONUSCO, et l’appui à la régularisation de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles pour accroître les moyens de subsistance des communautés. Le caractère transfrontalier des réseaux criminels nécessitera en outre l’action coordonnée des acteurs internationaux pour soutenir efficacement le gouvernement congolais dans cet effort.